samedi 19 juillet 2008

Bienvenue chez les Turcs

Y en a qui font la bringue chez l'ambassadeur... (nianiania Cécile... cf http://cartoaouaga.blogspot.com) et ben nous on va habiter chez un consul... Héé oui on récupère la villa du Consul de Turquie qui quitte le pays mi-août. Problème : on n'a pas pu la visiter parce que le consul est absent et que sa femme est barricadée à l'intérieur, elle a peur de sortir... Mais le quartier est génial et la villa a un grand jardin... Donc Inch'Allah on va signer le bail lundi !
D'ailleurs je ne comprends pourquoi elle a peur Madame la Consul parce les Marocains sont d'une gentillesse incroyable. Dans les taxis par exemple faut se battre pour payer le prix indiqué sur le compteur ; "7,80 madame..." Je donne 8 dirham ... "non non 7 ça suffit"... "mais non voilà 8"... "s'il vous plaît payez 7, j'insiste"... "bon allez 7,5 et on n'en parle plus"... enfin bref on négocie à l'envers ici !!! Véridique... ça nous est arrivé plusieurs fois. Bon faut dire que se balader avec trois petites têtes blondes ça aide pour faire des rencontres sympas.
A propos de rencontres sympas on a déjà un bon carnet d'adresses : plein d'expats' français super accueillants (les filles ont adoré la soirée au Riad... une vraie maison de princesse !! ainsi que les après-midi à la piscine...), mais aussi une Sénégalaise rencontrée par hasard dans la rue et qui nous a mis en garde contre les nounous qui font du maraboutage. Et puis on a aussi passé une très bonne soirée au Club américain, qui est situé entre le supermarché exclusivement réservé aux Américains de l'Ambassade (si si!) et la villa des Marins qui protègent l'Ambassade...C'est donc dans ce Club et sous bonne garde qu'on a fait connaissance avec un Irlandais et une Américaine, qui vont nous prêter leur maison en août... en attendant que le Consul de Turquie fasse exfiltrer sa poltronne de femme !

mardi 15 juillet 2008

Heureux qui comme une cigogne...

Hé hé les cigognes elles sont trop bien au Maroc, elles veulent plus repartir en France...
Si si, c'est vrai... La preuve, aujourd'hui on s'est baladé avec les trois filles dans le parc de la nécropole du Chellah. Au milieu des ruines romaines et des ruines d'une mosquée, des dizaines de cigognes ont fait leurs nids et prolongent leurs vacances marocaines... Y en a même une qui a élu domicile au sommet du Minaret... je ne sais pas si ça va plaire à Allah ça?

lundi 14 juillet 2008

Médina

Ce matin j'ai franchi un grand pas vers l'intégration au Maroc... J'ai investi dans l'accessoire indispensable de la femme marocaine qui fait ses courses dans la médina : le chariot de courses à roulettes, modèle mémère avec petite poche avant, coloris écossais rouge ou bleu très tendance, 130 dirham... qui dit mieux? Il est magnifique, j'en rêvais depuis longtemps... Enfin c'est pas top pour monter au 3è étage de notre immeuble, avec quelques kilos de fruits et légumes.
Ce matin donc balade dans la médina pour faire les courses, avec Lily et Bénédicte, fraîchement arrivée elle aussi, mais très au point pour les bonnes adresses. On s'est à peine perdu dans les ruelles de la médina. Quant à Lily elle a adoré la balade... Faut dire qu'elle a reçu des tonnes de bisous, caresses et sourires...

PS : salaam alaikoum, choukrane, safi, bslâma... première leçon d'arabe à la médina. bah oui c'est pas terrible, mais faut bien commencer...

dimanche 13 juillet 2008

Impressions du week-end en vrac

Jeanne dans la rue devant une 4L beige : "ho un taxi"... vieux réflexe de Tananarivienne aguérie. Mais ici les taxis ce sont des petites voitures bleues... avec un compteur !!! Le hic c'est qu'on ne peut pas y monter à plus de 3... même quand on a deux demi-portions et un microbe. Les policiers marocains sont très strics paraît-il. Enfin... en discutant un peu... parfois on s'arrange...

On a trouvé un petit coin d'Afrique noire dans Rabat : la messe à la cathédrale... pleine d'Africains, avec chorale black et djembé. Ambiance garantie. Et on a rencontré quelques vazahas bien sympas... Euh enfin des blancs quoi... Comment on dit vazaha ici ? D'ailleurs faut qu'on se mette à l'arabe...

Cet après-midi super balade à la Kasbah des Oudaïa : un dédale de petites ruelles avec des jolies maisons blanches et bleues et des superbes portes en bois à arcade. On a fini par un thé à la menthe (pour fêter l'anniv de Jeanne !) au Café Maure, avec vue sur la mer... Magnifique !! ça donne envie d'habiter dans le coin.

Pendant la balade Jeanne et Capucine ont eu des petits soucis dans la rue... Les Marocaines leur sautent dessus pour leur faire des bisous en rigolant et en faisant des compliments. Au début ça surprend... Mais elles ont déjà appris à dire choukrane...

vendredi 11 juillet 2008

Arrivés !

Trois heures d'attente, deux heures de vol, une heure de retard, 30 minutes de discussion sur le parking avec les chauffeurs de taxi (adorables), un quart d'heure de route... et nous voilà chez nous !!
On a pris possession de notre appartement meublé des 15 prochains jours... et quand on vient du pays du bambou et du palissandre ça fait un choc !!
Hé oui ça brille, ça dégouline, ça froufroute... Le must du kitsch dans chaque recoin. On s'est empressé de mettre à l'abri les vases dorés, les coussins à fanfreluches et autres bibelots des milles et une nuit... Et voilà on s'est installé chez nous... le bonheur !!
Ha oui au fait... il fait chaud... très chaud...

jeudi 10 juillet 2008

Adieu

Adieu le Berry... ses champs de blé, sa saison des pluies, ses bêtes à cornes, ses activités culturelles (on ne sait où donner de la tête!), ses fromages, ses bons vins...

Allez 102 kg de bagages à boucler et... décollage H-17 !!!

mardi 8 juillet 2008

Fin d'exil

Lily est arrivée sur terre.
Capucine sait faire du vélo sans petites roues.
Jeanne fait des sauts "périlleux" sur le trampoline.
Lily est sevrée.
Olivier reparle berrichon.
Jeanne fait des sauts "périlleux" sur le bord de la piscine.
Capucine sait nager.
Lily fait ses nuits.
J'ai appris à distinguer le blé du colza.
Jeanne a essayé tous les déguisements des 12 malles de Crosses.
Lily gazouille.
Olivier a rangé et réexpédié nos 281 cartons.
Capucine sait presque lire.
Jeanne fait des bonds dans toute la maison.

Voilà... c'est bon... on est prêt à repartir vers d'autres horizons !







Décollage vendredi à 13h40 pour Rabat !!!

mercredi 20 février 2008

Ivan le terrible

Petite photo souvenir de Ivan, cyclone tropical intense, quelques heures avant qu'il ne touche la côte est dimanche...
Ensuite il a traversé Mada d'est en ouest en passant au nord de Tana... Résultat : trois jours de coupure d'électricité à la maison, école fermée pour les enfants et pluies diluviennes non-stop.
Heureusement Ivan a eu le bon goût de ne pas s'inviter à notre soirée de veloma samedi soir !!

mardi 12 février 2008

Vazaha - Zirolles

V
Vazaha. Sens littéral : les étrangers, les blancs, et plus précisément les Français. Sens figuré : les méchants blancs très riches à qui on fait des courbettes pour leur piquer un max de fric. Exemple : « bonzour vazaha, donne-moi de l’arzent ».

Vendeurs ambulants : de 7 à 77 ans, pieds nus ou en claquettes, ils arpentent « leur » morceau de rue, les bras et les mains bien chargés. Soit ils proposent les incontournables : journaux, magazines, chiffon jaune, lunettes de soleil (vraies ray-ban), cartes de téléphone, montres (vraies rolex), serviettes de toilette. Soit ils proposent les nouveautés de la semaine, qui dépendent de ce qui arrive par les containers chinois ou de ce qui tombe du camion… En vrac : des parasols, des pèse-personnes, des lampes torches manuelles, des jouets en plastiques, des pieds d’appareils photos, des tenailles, des couteaux, des cintres, etc etc.

Vite : notion inconnue. D’ailleurs en malgache « un peu » « pas longtemps » « doucement » se traduit en « Vetivety » (qui se dit Vit’ Vit’) : au début c’est un peu troublant.

W

Week-ends : à la piscine, dans le jardin, en balade, en famille, avec des amis, sous le soleil ou sous la pluie. Que des bons souvenirs…

Y
« yépa yépa yépa !! »… onomatopée librement transcrite qui est la contraction de « alefa ! » (allez !). Quand on se gare dans la rue, il y a immanquablement un gars qui crie yépa yépa yépa pour faciliter la manœuvre, mais qui se garde bien de vérifier quoi que ce soit devant ou derrière la voiture. Bref quand quelqu’un crie yépa, surtout ne pas lui faire confiance… En revanche il faut lui donner 1000 francs malagasy pour le gardiennage.

Z
Zébus : le seul gros animal de ce pays, qui ne regorge que de petites bestioles. Le must : maskita (mini-brochettes) de zébus avec un bout de la bosse (du gras) entre chaque bout de viande.

Zirolles… ou girolles… selon la dentition et le niveau de français du vendeur. En vente par kilos (et sans danger) en début de saison des pluies entre l’hôtel du Louvre et l’hôtel Colbert. A poêler avec du zébu, du foie gras, une omelette, de la salade, une tarte… bon ap’

mardi 29 janvier 2008

Sakafo - Uroplate

S
Sakafo (« repas ») : riz, riz et riz (voir R)

T
Tsingy : une aire protégée du sud-ouest avec 100 km2 de concrétions calcaires hautes de 80 m à certains endroits ; des « forêts de pierre » magiques inscrites au patrimoine mondial de l’humanité. Balades sportives et dépaysement total.

Taxi-be (« grands-taxis ») : mini-bus collectifs qui circulent dans Tana suivant une joyeuse anarchie : il suffit presque d’acheter sa camionnette et de mettre un numéro dessus pour devenir une « ligne » officielle.
On connaît une vazahette courageuse qui a fait une carte des lignes avec tous les numéros, les arrêts, les trajets et tout… Les Tananariviens en sont encore tout perplexes : à quoi ça sert ? il suffit de lever la main dès qu’un taxi-be passe (n’importe lequel, ils vont presque tous au même endroit), se battre pour rentrer dedans et descendre quand on n’est pas trop loin de sa destination.
Quant aux chauffeurs de taxi-be, ils ont une notion très très personnelle du code de la route. Règle n°1 : s’arrêter au milieu de la route dès qu’un passant fait mine de vouloir monter et ne surtout pas se mettre sur le côté, sinon on pourrait se faire doubler par un autre taxi-be et donc se faire piquer des clients.
Règle n°2 : attendre quelques secondes des potentiels clients au milieu de la route tout en roulant au pas pour faire croire aux automobilistes furieux derrière qu’on est en train de repartir…
Règle n°3 : ne pas utiliser les feux stop, les phares et les clignotants… ça coûte trop cher… Piler ou déboîter sans crier gare : de toutes façons un taxi-be ça craint rien, c’est trop pourri… les autres voitures n’ont qu’à faire attention si elles ont peur des accrochages.
En tous cas en 4 ans on a noté un énorme progrès : les chauffeurs de taxi-be portent désormais une chemise et une cravate… Décret officiel de la Présidence…

Travailler : c’était pas de tout repos, mais l’expérience a été riche et passionnante.

Telma : (Voir Travailler). Le France Télécom local : ex-société d’Etat, « service » public : il y a quelques années on ne parlait pas de « clients » mais d’usagés. Si vous vouliez une ligne vous étiez inscrits dans un grand cahier à la suite d’une ribambelle de personnes dont un certain nombre n’habitaient plus depuis longtemps à Madagascar ou étaient décédées…
Deux ans plus tard et un travail énorme d’une équipe de techniciens et de cadres malgaches et étrangers, la société commence à ressembler à quelque chose : le télégramme et le télex ont été abandonnés et le dernier central à commutation manuelle (je veux le 22 à Maroansetra svp !) a été remplacé par du matériel moderne. Bon pour l’ADSL faut encore être patient…

THB… Three Horses Beer… LA bière malgache

U
Uroplate : une des dizaines d’espèces de géckos présentes sur l’île ; à ne pas confondre avec les quelques dizaines d’espèces de caméléons. Bon je sais on s’en fout… Mais j’ai rien trouvé pour « U »…